Pervers. Quand tout paraît en ordre, quand les familles se réunissent autour de la table pour dîner, le fantôme de la Superclasse vient leur vendre des rêves impossibles : luxe, beauté, pouvoir. Et la famille se désagrège.
Le père passe des nuits blanches à faire des heures supplémentaires pour pouvoir acheter le nouveau modèle de tennis pour le fils, ou bien il sera jugé à l’école comme un marginal. L’épouse pleure en silence parce que ses amies portent des vêtements de marque, et elle n’a pas d’argent. Les adolescents, au lieu de connaître les vraies valeurs de la foi et de l’espoir, rêvent de devenir artistes. Les filles de province perdent leur identité et commencent à envisager l’hypothèse de partir pour la grande ville et d’accepter n’importe quoi, absolument n’importe quoi, du moment qu’elles pourront posséder tel ou tel bijou. Un monde qui devrait marcher vers la justice se met à tourner autour de l’objet matériel, qui en six mois ne sert plus à rien et doit être renouvelé. Ainsi seulement, le cirque peut continuer à maintenir au sommet du monde ces créatures méprisables qui maintenant se trouvent à Cannes.